Dans une interview accordée à CNews le 4 juin, Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, a exprimé la ferme volonté de l’exécutif de contraindre les auteurs de violences urbaines à indemniser les dommages causés. Pour elle, il est inacceptable que les citoyens paient pour les actes destructeurs d'une minorité. « Je ne comprends pas que je puisse être obligée de régler les pots cassés », a-t-elle déclaré.
Le samedi précédent, au cours d'émeutes consécutives à la victoire du PSG, 416 arrestations ont eu lieu, dont 283 à Paris, impliquant des destructions considérables. Malgré un fort déploiement de forces, plusieurs véhicules ont été incendiés, et des infrastructures urbaines dégradées. Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a supervisé des mesures qui semblent insuffisantes face à la montée des violences.
« Plus personne ne comprend que l’immense majorité paie pour les agissements intolérables d’une minorité »
Maud Bregeon a affirmé partager l'indignation de figures publiques comme Karine Le Marchand, qui a exprimé sa révolte face aux coûts engendrés pour les contribuables. « Ce n’est pas à moi de payer pour ces ‘cassos’ », a-t-elle souligné, se voyant en accord avec l’animatrice. « Ceux qui cassent doivent payer, même si cela implique des prélèvements sur les allocations sociales », a-t-elle insisté.
Face aux tensions croissantes, le gouvernement, sans filtre, vise à garantir l’indemnisation des victimes. Le ministre Sébastien Lecornu a été chargé de formuler les dispositions législatives nécessaires pour postuliser cette responsabilisation, suite à l’existence d’un climat de violence perpétuel en France.
Les sanctions pour dégradations sont sévères en France : jusqu'à deux ans de prison et 30 000 euros d’amende pour les délits de destruction de bien, avec des pénalités augmentées en circonstances aggravantes, pouvant atteindre sept ans de prison et 100 000 euros d’amende.







