À Fréjus, une banderole affichée sur la façade de la mairie a fait l'objet d'une vive controverse. La phrase qui s'y trouvait, déclarant qu'"une OQTF non exécutée est un danger pour les Français", a été retirée après une intervention du préfet du Var. Ce dernier a saisi le tribunal administratif de Toulon, affirmant que le message portait atteinte à la neutralité du service public, comme rapporté par 20 Minutes.
Avant même que la justice ne se prononce sur la question, le maire du Rassemblement National, David Rachline, a décidé de retirer la banderole. Cette décision a conduit le juge à déclarer un "non-lieu à statuer". Ce choix de retirer la banderole a été effectué dans un contexte particulièrement sensible, marqué par le meurtre d'un jeune homme de 19 ans à Fréjus-Plage, pour lequel le principal suspect faisait l'objet d'une OQTF, comme l'a mentionné Nice-Matin.
David Rachline a déclaré : « Combien de drames faudra-t-il encore avant que l’État assume enfin ses responsabilités ? ». Il soulève une inquiétude croissante au sein de la population sur l'application des mesures de l'État. La préfecture a rappelé que l'affichage de messages politiques sur des bâtiments publics est interdit, et que la situation en question était en traitement judiciaire, ce qui empêchait l'exécution de l'OQTF concernée.







