La France face à la capture de Maduro : entre critique et soutien

Le gouvernement français clarifie sa position après l'arrestation de Maduro.
La France face à la capture de Maduro : entre critique et soutien
La porte-parole du gouvernement Maud Bregeon, ici lors d'une conférence de presse le 10 novembre 2025 à Paris. AFP / GEOFFROY VAN DER HASSELT

Suite à l'arrestation de Nicolás Maduro par les États-Unis, la réaction du président Emmanuel Macron a suscité de vives controverses. Le gouvernement français, représenté par sa porte-parole Maud Bregeon, a défendu sa position ce lundi. « Nous n’allons pas pleurer le départ d’un dictateur », a-t-elle affirmé, soulignant la responsabilité de Maduro dans les souffrances du peuple vénézuélien.

Macron n'a pas directement condamné l'opération menée par Washington, ce qui a entraîné des critiques de la part de différents acteurs politiques. De nombreux dirigeants européens ont salué la fin de son régime, tout en appelant au respect du droit international. Par exemple, les leaders britanniques et allemands ont insisté sur l'importance de la légitimité dans les affaires internationales. En revanche, Macron a déclaré : « le peuple vénézuélien ne peut que se réjouir » de la situation actuelle.

Bregeon a précisé que bien que l’opération américaine aille à l’encontre du droit international, il est crucial de penser à une transition pacifique et démocratique au Venezuela, qui commencerait par la libération des prisonniers politiques et une réelle prise en compte des élections à venir. Cette analyse rejoint celle d'experts internationaux qui affirment qu'une telle transition serait bénéfique pour stabiliser la région.

Les critiques n'ont pas tardé à fuser. Dominique de Villepin, ancien Premier ministre, a qualifié la position de Macron d'« irresponsable et déconnectée des réalités ». Dans un contexte déjà chargé, Jean-Luc Mélenchon et son mouvement, La France insoumise, ont également été appelés à justifier leurs positions, notamment en réaction à leur soutien à Maduro lors de récentes manifestations. « Quand on demande la libération immédiate d’un dictateur, cela remet en question notre rapport à la démocratie », a ajouté Bregeon.

Ce débat résonne dans un contexte plus large, où la question des droits humains et de la légitimité politique est au cœur des préoccupations internationales. L'ensemble des réactions souligne la complexité des relations internationales aujourd'hui, marquées par des intérêts divergents et des positions souvent polarisées.

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