Dans un contexte politique en pleine effervescence, Sébastien Delogu, tête de liste de la France Insoumise (LFI) pour les élections municipales à Marseille, a récemment présenté son programme ambitieux, intitulé "Marseille fière et populaire". Ce candidat, qui est également député de la 7e circonscription des Bouches-du-Rhône, veut marquer une rupture significative avec les pratiques passées en reprenant certaines compétences du périmètre métropolitain.
Delogu a notamment mis en lumière l'état de la voirie et la propreté de la ville. "La ville est sale, très sale. Si je suis élu, je ne tolérerai pas cela," a-t-il affirmé. Il souhaite récupérer les compétences liées à la voirie, à la collecte des déchets et aux transports, actuellement gérées par la métropole Aix-Marseille-Provence. Son objectif est clair : "Mettre ces compétences sous l'autorité municipale pour agir concrètement dans la vie quotidienne des Marseillais", comme il l'a déclaré lors de sa conférence de presse.
Parmi les 400 mesures qu'il propose, plusieurs semblent particulièrement novatrices. En matière de logement, il envisage d'étendre le permis de louer et de réquisitionner des logements vacants. En termes de sécurité, une réorganisation de la police municipale et un moratoire sur l'installation de caméras de surveillance sont au programme. En ce qui concerne les transports, il propose un déploiement d'autobus et la gratuité pour les jeunes de moins de 26 ans. Cette proposition n'est pas sans rappeler des mesures similaires avancées par Martine Vassal, candidate divers droite.
La santé publique sera également au cœur de son action, avec la création d'une halte pour les soins relatives aux addictions et la promesse d'une cantine gratuite dans les écoles. Sur le front environnemental, Delogu souhaite instaurer un référendum concernant la présence des paquebots de croisière, qui suscite un débat de plus en plus tendu à Marseille.
Toutefois, la capacité de Delogu à financer ces ambitieux projets reste à éclaircir, alors qu'il incarne une volonté de rupture vis-à-vis des rituels politiques traditionnels. "Il faut mener la bataille nationale pour augmenter les dotations aux collectivités territoriales," souligne Paola Hartpence, coordinatrice du programme, lors de son entretien avec BFM Marseille Provence.
Alors que l'élection approche à grands pas, la liste Marseille fière et populaire pourrait bien bousculer le paysage politique local, à condition que son message résonne efficacement auprès des citoyens. Reste à voir si l'adhésion des Marseillais se traduira en soutien électoral.







