À l'heure où la communauté internationale tourne les yeux vers l'Iran, le sort d'Erfan Soltani, un jeune manifestant de 26 ans, demeure préoccupant. Bien que sa peine de mort ait été suspendue, il reste emprisonné à Qezel-Hesar, près de Téhéran, et les proches d'Erfan redoutent qu'il ne soit exécuté à tout moment.
Lors d'un entretien avec France 24, un membre de sa famille a partagé ses angoisses : "Il risque encore d'être pendu à chaque instant". Malgré les démentis des autorités, qui soutiennent que la loi ne prévoit pas la peine capitale pour les chefs d'accusation portés contre lui, beaucoup craignent que la réalité soit plus sinistre. Le cas d'Erfan a même interpellé Washington, illustrant l'intérêt mondial croissant pour cette situation tragique, qui est la première du genre depuis le début des manifestations populaires en Iran.
Le pouvoir judiciaire iranien a déclaré que si Erfan était reconnu coupable de rassemblements contre la sécurité nationale et de propagande anti-système, il pourrait face à une condamnation à une peine de prison, et non à la peine de mort. Cependant, la confiance dans ces affirmations est faible. Sa proche, qui vit à l'étranger, a évoqué des suspicions sur les pratiques des autorités, qui ont déjà exécuté des opposants sans préavis : "Ils n'ont pas suspendu sa condamnation. Ils n'ont juste pas exécuté Erfan ce jour-là".
Erfan Soltani est décrit par sa famille comme un jeune homme passionné de mode et de sport, qui a fait irruption sur la scène sociale lors des manifestations réclamant des réformes en Iran. Ce jeune homme, propriétaire d'une boutique de vêtements, a été arrêté à son domicile par des agents en civil, soulevant des inquiétudes sur les conditions de détention qu'il pourrait subir.
"Il n'est qu'un manifestant et il ne devrait pas souffrir pour cela," affirme sa proche. De nombreux experts s'accordent à dire que les manifestations récentes soulignent les troubles sociaux persistants en Iran. La pression internationale monte, et il est vital que les voix des Iraniens soient entendues.
Elle appelle la communauté mondiale, y compris des figures comme Donald Trump, à œuvrer pour un rétablissement des communications avec Téhéran afin de sauvegarder des vies comme celle d'Erfan. La visibilité du cas de ce jeune homme pourrait jouer un rôle clé pour son avenir, mais il reste à voir si cela sera suffisant face à un système qui a déjà démontré son caractère impitoyable.







