La campagne municipale de 2026 à Menton prend une tournure inattendue avec les accusations lancées par l'universitaire Cécile Alduy, qui a qualifié le tatouage de Louis Sarkozy d'emblème fasciste. Ce dernier, inscrit sur son avant-bras, représente un faisceau de licteur romain, que plusieurs experts affirment être un symbole ancestral de la magistrature et de la République. Face à cette controverse, Louis Sarkozy a déclaré : "C’est le symbole de la magistrature romaine, mais aussi celui de la République française. Rome et la France à la fois, ça me touche beaucoup."
Cette assertion de l'expert, largement relayée sur X, a suscité une vague de réactions. Des internautes ont rappelé que le faisceau de licteur, bien qu’utilisé par les fascistes italiens, a des racines bien antérieures dans l'histoire romaine. Selon eux, cela soulève des questions sur la façon dont les symboles historiques peuvent être interprétés à travers des lentilles politiques contemporaines. Pour une analyse plus approfondie, le média Le JDD a fourni un éclairage sur le sujet, soulignant que le tatouage en question apparaît également sur le Grand Sceau de la République française et sur divers bâtiments publics tels que le palais de justice de Paris.
Cécile Alduy persiste dans son interprétation, indiquant que bien que le faisceau soit d'origine ancienne, son appropriation par le fascisme ne saurait être ignorée. D'autres chercheurs en histoire et en science politique, comme ceux interviewés par France Info, ajoutent que cette appropriation peut néanmoins enrichir le débat sur l'identité nationale. Ils soulignent qu'il est essentiel d'aborder ces symboles avec nuance, car ils sont souvent chargés de significations variées selon le contexte historique.
Alors que la polémique continue de se développer sur les réseaux sociaux, Louis Sarkozy semble déterminé à clarifier son message. La question demeure : à quel point l’histoire influence-t-elle notre interprétation des symboles dans le débat public actuel ? Cette affaire ne fait que commencer, laissant entrevoir de futures discussions autour de l’héritage culturel et politique français.







