Les autorités du Nord de la France font face à une situation alarmante après qu'un jeune garçon de deux ans et dix mois a été victime de viol présumé par son baby-sitter. Ce dernier, qui avait déjà écopé d'une peine de cinq ans pour des agressions sexuelles sur un mineur, a été dérouté par une plainte déposée par la mère de l'enfant.
Le procureur de Lille, Samuel Finielz, a confirmé que le baby-sitter avait été engagé par une plateforme en ligne dédiée à la garde d'enfants, ce qui soulève des questions sur les vérifications effectuées lors de l'embauche. À la fin décembre, la mère a alerté la police locale, révélant des faits accablants. L'individu avait pourtant été placé sous surveillance judiciaire après sa condamnation à Nice en 2020, qui incluait une interdiction stricte d'avoir tout contact avec des mineurs.
Le suivi sociojudiciaire de cet homme a été renforcé en mai 2025 suite à des alertes indiquant qu'il continuait à travailler avec des enfants. Après la plaine déposée, il a été placé en détention provisoire et a reçu une peine supplémentaire de deux ans de prison pour le non-respect de ses obligations. Cependant, l'enquête pour viol est toujours en cours afin de déterminer l'étendue de ses actions criminelles.
Jusqu'à présent, une trentaine de familles semblent avoir sollicité ses services, et certaines sont déjà en contact avec les enquêteurs. Bien que des suspicions aient été relevées concernant deux familles supplémentaires, aucune accusation formelle n'a été établée. Ce cas met en lumière de sérieuses faiblesses dans la régulation des métiers impliquant des enfants.
Des experts en protection de l'enfance soulignent qu'il est impératif d'améliorer les systèmes de vérification des antécédents judiciaires. Sarah El Haïry, Haute-Commissaire à l'Enfance, a récemment déclaré que près de 3 000 individus liés à des activités avec des enfants avaient été écartés de leur poste en raison d'un nouveau dispositif de vérification mis en place en octobre. Pourtant, la question demeure : comment un individu avec de tels antécédents a-t-il pu accéder aux services de garde d'enfants ?
Cette affaire soulève des préoccupations profondes sur la sécurité des enfants et fait appel à une réforme urgente du secteur de la petite enfance, afin de protéger les plus vulnérables dans la société.







