Le parquet national anticriminalité organisée (Pnaco) a confirmé que la mort d'Alain Orsoni, un personnage emblématique du nationalisme corse, est due à un unique tir. Âgé de 71 ans, Orsoni a été abattu lundi dernier alors qu'il assistait aux obsèques de sa mère dans le village de Vero, en Corse.
Des questions avaient émergé concernant le nombre de détonations entendues pendant l'incident, menant à une enquête approfondie. Cependant, les récentes déclarations du Pnaco précisent qu'un seul tir a causé la tragédie. La balle, selon les premiers éléments d'analyse, proviendrait d'un fusil de chasse, et Orsoni aurait été touché à la poitrine, ce qui indique un tir à longue distance.
La scène de l'incident, un cimetière pendant un enterrement, a soulevé une onde de choc en Corse. Des voix s'élèvent pour condamner ce mode opératoire, jugé inacceptable et contraire aux valeurs de respect de la tradition, comme l'expliquent plusieurs figures de l'île.
Les investigations, orientées vers des chefs d'accusation liés au meurtre en bande organisée, sont menées par la police judiciaire d'Ajaccio en collaboration avec l'Office central de lutte contre le crime organisé (OCLO). Il s'agit de la première affaire d'ampleur prise en charge par le Pnaco depuis sa création début janvier, ce qui souligne l'importance de la situation.
Orsoni, qui avait récemment fait des allers-retours entre la Corse et le Nicaragua, était en visite pour les funérailles de sa mère. Son décès est synonyme d'une tragédie supplémentaire dans une région déjà marquée par des luttes internes entre bandes criminelles, provoquant une inquiétude croissante parmi les habitants et les autorités. Selon un politologue local, « cet assassinat rappelle à quel point la violence peut encore s'immiscer dans des événements qui devraient être empreints de respect et de dignité ».
La communauté corse est sous le choc et espère que les autorités agiront rapidement pour faire la lumière sur ce drame. L'opinion publique attend des réponses, alors que le Pnaco continue ses investigations pour retrouver les responsables de cet acte inadmissible.







