Le docteur Yves Barat, installé à Montgiscard depuis 1986, a récemment mis un terme à sa carrière médicale après 42 années de dévouement. Anciennement assisté par le docteur Laharrague, ancien maire, il a su accompagner plus d'un millier de patients au sein de son cabinet, connu sous le nom de "Lavigne". Dans un contexte de modernisation, il souligne que le village a su conserver son charme semi-rural tout en s'embellissant. L’arrivée de l'autoroute a été, pour lui, un atout supplémentaire en matière de confort.
Le médecin partage avec nostalgie une anecdote des années 80, où la gendarmerie réquisitionnait des médecins pour apaiser des fêtards. "Après une piqûre, ils tombaient comme des plumes, d’où mon surnom de Fléchette" raconte-t-il avec humour.
En tant que véritable médecin de famille, il note que les attentes des patients ont évolué. Autrefois, ils venaient avec des "fleurs, des confitures", tandis qu'aujourd'hui, ce sont des "e-mails" et une exigence de rapidité qui prévalent. "Les patients ne sont plus aussi patients !" conclut-il avec un sourire.
Quelles sont ses recommandations pour la nouvelle génération de médecins ? "Ils doivent avoir du temps, mais cela reste un défi. Ce métier empiète souvent sur la vie de famille. La question est : réussiront-ils à allier les deux ?"
Yves Barat exprime sa paix intérieure après plus de quatre décennies de pratique. Il se sent chanceux de transmettre un esprit de bienveillance à sa remplaçante, le docteur Bergamaschi. "Merci Leticia !" dit-il en reconnaissant son engagement à poursuivre cette mission.
C’est entouré d’amis, collègues et patients qu'il a célébré son départ en retraite lors d’un événement surprise. Les cotillons, l'apéritif, les danses, et même un essai sur l'orgue de barbarie ont ponctué cette soirée festive, témoignant de l'affection et de la gratitude de sa communauté.
"Je quitte ce métier apaisé et comblé… À 67 ans et demi, je suis soulagé de me tourner vers ma famille et mes loisirs. Place à la nouvelle génération !" conclut-il, ému par ces adieux.







