La mort tragique du jeune Quentin à Lyon a récemment suscité une vive polémique quant à la couverture qu’en a fait le service public. En parlant de ce drame, France 2 a qualifié le Rassemblement national d’« extrême droite », tout en évitant de faire le même usage avec La France insoumise.
Lors d’un journal télévisé, la présentatrice a immédiatement pointé du doigt la responsabilité de l’extrême droite, déclarant que « sans même attendre les conclusions de l’enquête, la classe politique réagit, et l’extrême droite en tire déjà des conclusions ». Elle a alors présenté le député Jean-Philippe Tanguy s'exprimant sur le sujet de la dissolution de La Jeune Garde, le groupuscule antifa suspecté d'être impliqué dans l'attaque.
Quand il s'agit de La France insoumise, cependant, la terminologie change. L’analyste du journal a expliqué que l’agression de Quentin a eu lieu en marge d’une réunion publique dirigée par Rima Hassan. Pourtant, il est à noter que La France Insoumise a été classée à l’extrême gauche par le ministère de l’Intérieur dans un document officiel concernant les municipalités de 2026.
Réactions des politiques
Cette discrimination terminologique n’a pas échappé à Laure Lavalette, députée du RN, qui a dénoncé sur les réseaux sociaux ce qu’elle appelle un « extrait hallucinant du JT de France Insoumise 2, chaîne de propagande ». Ceci soulève donc une question cruciale sur la partialité des médias, en particulier en ce qui concerne le service public.
Quentin, âgé de 23 ans, a perdu la vie après avoir été attaqué par des antifas pendant la réunion de Rima Hassan à Sciences Po Lyon. Une enquête est en cours pour élucider les événements, et certains rapports, incluant celui de Mediapart, ont confirmé la présence d'individus liés à la Jeune Garde sur les lieux de l'agression. Toutefois, Jean-Luc Mélenchon s'est vigoureusement défendu, rejetant toute implication de son parti dans cet incident tragique.







