Le prochain président de l'IMA jouera un rôle clé, avec un budget dépassant 25 millions d'euros et la responsabilité de promouvoir les échanges culturels avec le Moyen-Orient. En effet, après la démission de Jack Lang, ayant été sous le feu des critiques à cause de ses liens avec Epstein, le conseil d'administration doit se réunir ce mardi pour envisager un nouveau leadership.
Bien que le choix final revienne au président Emmanuel Macron, il nécessitera l'aval de l'institution. Le défi reste de trouver un candidat capable de redresser l'image de l'IMA après une telle débâcle.
L'espoir d'une "sortie de crise rapide"
Les membres du conseil d'administration, qui inclut des ambassadeurs arabes et des personnalités nommées par le Quai d'Orsay, auront l'option de désigner un président permanent, ou de choisir un intérim. Un observateur au Quai d'Orsay a affirmé qu'une solution rapide pourrait être envisagée, dans un style tout à fait distinct du fonctionnement habituel d'Emmanuel Macron qui privilégie la réflexion à long terme.
"Pour se faire nommer, le CV est assez clair. Il faut avoir de bonnes relations dans les pays arabes, être soutenu par la diplomatie française, apprécié par Emmanuel Macron et un peu de chance", indique un ancien diplomate.
Jean-Yves Le Drian : un candidat potentiel écarté
Le nom de Jean-Yves Le Drian revient souvent dans les discussions. Ancien ministre des Affaires étrangères, il jouit d'un large réseau dans le monde arabe. Cependant, son manque d'expertise culturelle pourrait le desservir. Selon plusieurs sources, il ne semble pas intéressé par le poste, préférant son rôle actuel en tant qu'émissaire pour le Liban. "Il est bien dans ce qu'il fait et il est utile au pays", a commenté son entourage.
Deux anciennes ministres de la Culture possibles
Sur la liste des candidats potentiels se trouvent également Rima Abdul-Malak et Audrey Azoulay. Rima, ancienne ministre et actuellement directrice d'un groupe de presse libanais, a un parcours impressionnant dans la culture, bien qu'elle n'ait pas officiellement exprimé son intérêt. D'autre part, Audrey Azoulay, ex-directrice générale de l'UNESCO, pourrait également représenter un bon choix, malgré certains réticences de pays du Moyen-Orient face à son arrivée à l'UNESCO.
"C'est drôle combien ce poste très intéressant n'intéresse officiellement personne", a ironisé un député macroniste.
Un concurrent déclaré : Karim Amellal
En parallèle, Karim Amellal, ancien délégué interministériel à la Méditerranée et spécialiste du dialogue inter-religieux, est le seul à s'être officiellement déclaré pour la présidence. Sa vision et son expérience pourraient être un atout pour le renouveau de l'IMA.
Quoi qu'il arrive, le futur président aura pour mission de redorer le blason de l'institution à travers des événements marquants. L'IMA se prépare déjà pour ses prochaines expositions, qui auront pour thèmes Byblos et "les esclaves en Méditerranée", témoignant d'une volonté de mettre l'accent sur des sujets d'importance majeure.







