« À partir de 2026, les jeunes conducteurs pourraient être interdits de conduire après 22h. » Cette affirmation, lancée dans une vidéo TikTok vue par plus de 220 000 utilisateurs, a rapidement suscité de vives réactions. Le contenu évoque une « idée radicale » concernant la sécurité routière, suggérant des restrictions de conduite nocturne pour les jeunes pendant leur période probatoire, avec quelques exceptions pour les situations professionnelles ou médicales urgentes.
La vidéo suscite une polémique intense, suivie d'un rappel important : « Pour le moment, rien n’est confirmé, cela ne constitue pas une loi en vigueur, mais plutôt une réflexion qui divise déjà l’opinion. C’est un scénario fictif. » La narratrice invite les internautes à se prononcer, incitant à voter « pour ou contre » cette hypothétique mesure. Une autre vidéo similaire avait déjà cumulé 447 000 vues en présentant la mesure comme adoptée.
Clarification des faits
Allons directement à l’essentiel : une telle mesure a-t-elle été adoptée ou même discutée récemment ? Non. L’affirmation selon laquelle ce débat agite l’opinion publique actuelle est infondée. La phrase clé à retenir est : « C’est un scénario fictif. »
Origine de la rumeur
Cependant, comme toute bonne fake news, ces vidéos reposent sur un fond de vérité. En 2023, la députée européenne Karima Delli a proposé, dans le cadre d’une réforme du permis de conduire, que les autorités puissent établir des limitations ou restrictions de conduite nocturne. Cette suggestion a été rejetée et n’a pas fait l'objet de débats significatifs dans l'opinion publique. En France, des propositions similaires avaient émergé, notamment en 2014 par le Conseil national de la sécurité routière. Néanmoins, aucune suite n'a été donnée par les gouvernements successifs.
D'autres pays en parallèle
Il existe des exemples à l’étranger où des mesures de restrictions nocturnes pour les jeunes conducteurs ont été mises en place, comme en Australie, en Nouvelle-Zélande, au Canada ou aux États-Unis. Toutefois, à l'heure actuelle, rien de tel n'est envisagé ou discuté en France.
Les réactions des internautes sont variées, certains témoignent de l’agitation qu’une telle mesure engendrerait. Cette situation met en lumière les conséquences d'informations fausses qui circulent rapidement sur les réseaux sociaux, provoquant des inquiétudes infondées et des débats inutiles.







