L’ex-premier ministre François Fillon a décidé de renoncer à son pourvoi concernant le dossier des emplois fictifs de son épouse, Penelope. Cette décision, actée par la Cour de cassation le 9 janvier, rend sa condamnation définitive, comme l'a rapporté l’Agence France-Presse (AFP) en citant une source judiciaire.
Fillon, qui avait contesté la décision de la cour d’appel de Paris du 17 juin 2025, a finalement choisi de se désister, tout comme son épouse. En 2017, le « Penelopegate » avait sérieusement entravé sa campagne présidentielle, où il avait obtenu seulement 20 % des voix au premier tour, une première pour un candidat de droite sous la Ve République.
La justice française a condamné François Fillon à quatre ans de prison avec sursis en juin dernier pour avoir rémunéré sa femme pour des emplois fictifs à l'Assemblée nationale, ainsi qu'à une amende de 375 000 euros et cinq ans d'inéligibilité. Cette peine a été allégée par rapport à celle prononcée en mai 2022, où il avait écopé de quatre ans, dont un ferme, avec dix ans d’inéligibilité.
Les conséquences de cette affaire continuent de résonner dans le paysage politique français. Selon l'analyste politique Jean-Pierre Dubois, "la décision de Fillon marque non seulement la fin d'une saga judiciaire mais aussi un tournant pour la droite française, qui peine à se reconstruire depuis cette série de scandales". D'autres experts s'interrogent sur la répercussion de ce type d'affaires sur la confiance des citoyens envers leurs représentants.







