Considérée à tort comme décédée par des erreurs administratives, Jacqueline Guérin, 87 ans, a traversé des mois difficiles sans remboursement de ses soins. Cette habitante des Bouches-du-Rhône a dû prouver sa réalité au monde administratif et a finalement attendu six mois pour que son statut soit rétabli.
La première erreur remonte à 2016, peu après la mort de son mari. Au cours de cette période, sa carte Vitale avait été désactivée à tort, mais la situation avait été rectifiée rapidement. Hélas, en octobre 2025, l'administration a une nouvelle fois commis l'erreur fatale. C'est sa pharmacienne qui a découvert que ses ordonnances étaient refusées avec la mention inquiétante de "décédée". Cette fois, le problème n'a pas été résolu aussi rapidement.
"Tout est en règle, alors qu’est-ce qu’ils attendent ?"
Durant plusieurs mois, Jacqueline Guérin est restée dans l'incertitude administrative, ses remboursements suspendus et ses dépenses de santé atteignant près de 5 000 euros. Avec une pointe d'humour, elle répond souvent "non, je suis toujours décédée" lorsqu'on lui demande sa carte Vitale. Néanmoins, sa pension de retraite continuait de lui être versée.
Face à ce quiproquo administratif, Jacqueline peut compter sur le soutien indéfectible de sa famille. Sa fille, résolue, a multiplié les démarches afin que le problème soit résolu, bien qu’elle ne comprenne toujours pas la source du blocage. "Tout est en règle, alors qu’est-ce qu’ils attendent ?" a-t-elle déclaré à La Provence. Les professionnels de santé, en signe de solidarité, ont continué de lui prodiguer des soins, sans demander de paiement immédiat.
Ce n’est qu’en mars 2026 que la situation a enfin trouvé une issue favorable. Ce jour-là, sa pharmacienne lui a annoncé qu’elle était à nouveau considérée comme "vivante" dans les systèmes administratifs. Éperdue d’émotion, Jacqueline a fondu en larmes, marquant la fin d’une lutte qui a duré six mois, un véritable cauchemar administratif pour cette dame héroïque.







