À Marseille, la marque d’ultra fast fashion Shein attire de nombreuses jeunes consommatrices pour des raisons variées, oscillant entre l'attrait des prix bas et les préoccupations éthiques. Oriane, 17 ans, explique que sa découverte de la plateforme a été motivée par le manque de choix abordables dans sa petite ville. ‘Avant, on avait seulement quelques enseignes locales, mais maintenant, il y a un monde de mode à portée de clic’, partage-t-elle.
Les prix extrêmement compétitifs, comme un haut à 5,99 euros ou un jean à 12 euros, continuent de séduire les adolescents. Soumia, également lycéenne, admet que ses achats précédents chez Bershka et Zara deviennent trop coûteux. ‘Shein, c’est vraiment attractif’, confie-t-elle. En effet, l’ultra fast fashion propose une variété de styles qui répondent à la soif d’individualité des jeunes, mais cette abondance de choix s’accompagne de complications éthiques.
Des études, comme celle du magazine La Provence, soulignent les conséquences environnementales et sociales de cette tendance. Les vêtements à bas prix se traduisent souvent par des conditions de travail difficiles pour les ouvriers dans les pays de production. De plus, les déchets textiles augmentent, exacerbant une crise écologique déjà en cours.
Experts et consommateurs s'interrogent donc : jusqu'à quand la mode low-cost pourra-t-elle maintenir son attrait face à des considérations de responsabilité sociale croissantes ? Le besoin d'alternatives éthiques se fait de plus en plus pressant, même chez les jeunes. Beaucoup d’entre eux commencent à explorer des marques qui prônent un mode de consommation plus durable, telles que Veja ou Reformation, perçues comme des choix plus responsables.
La prise de conscience collective semble s’intensifier parmi cette génération, qui aspire à un changement, tout en jonglant avec la tentation d'options accessibles. À Marseille, le débat autour de Shein reflète une tendance plus large en France, où la fast fashion est simultanément adorée et remise en question.







