Les bus scolaires à Mayotte, en particulier ceux opérant dans les zones de Majicavo et Sada, ont récemment fait l'objet de violentes attaques. Mardi dernier, plusieurs élèves ont été blessés à la suite de jets de pierres, laissant les conducteurs dans un état de choc. Ces incidents de violence deviennent de plus en plus fréquents dans l'archipel, touchant également des travailleurs sociaux et des bénévoles, ce qui soulève des inquiétudes croissantes quant à la sécurité des services publics.
Le député de Mayotte, Mansour Kamardine, a exprimé son indignation face à la recrudescence de ces agressions, affirmant : "Il est inacceptable que nos enfants soient pris pour cibles. Des mesures doivent être prises pour assurer leur sécurité lors de leurs trajets vers l'école." De son côté, le président du Département de Mayotte, Soibahadine Ibrahim Ramadani, a annoncé qu'il allait mobiliser des moyens supplémentaires pour protéger les transports scolaires.
Dans ce climat d'insécurité, de nombreuses associations locales, préoccupées par la sécurité de leurs membres, ont décidé d'exercer leur droit de retrait, suspendant leurs activités pour protéger ceux qui interviennent sur le terrain. France 24 rapporte également que des parents d'élèves s'inquiètent de la mise en danger de leurs enfants, incitant les autorités à agir rapidement.
D'autres sources, telles que le journal Le Parisien, soulignent que la violence à Mayotte est souvent liée à des conflits communautaires et à un manque de cadres éducatifs appropriés. Les experts estiment qu'un dialogue renforcé entre les autorités locales et les jeunes pourrait contribuer à apaiser les tensions.
Ce contexte appelle à une réaction rapide et adaptée des pouvoirs publics, afin de garantir la sécurité de tous et de restaurer la confiance auprès des familles mahoraises. Reste à voir quelles mesures concrètes seront mises en place pour mettre un terme à cette spirale de violence qui menace l'avenir des jeunes de l'île.







