Dans une déclaration marquante, Sonia Mabrouk, célèbre journaliste de CNews, a exprimé ses réserves concernant le maintien de Jean-Marc Morandini à l'antenne, après sa récente condamnation pour corruption de mineurs. Lors d'une interview en direct, elle a souligné que la décision de sa direction de garder Morandini repose sur des motifs de fidélité, mais que cela ne doit en aucun cas être interprété comme un soutien à des actions d'une gravité indiscutable.
« Cette décision ne m'appartient pas », a déclaré Mabrouk. Elle a ajouté qu'elle respectait sa hiérarchie tout en dénonçant toute forme de complaisance face à une situation aussi sérieuse. « Je pense aux victimes, en particulier les plus jeunes », a-t-elle souligné, se définissant comme une « mère de famille » engagée dans la lutte contre les violences sexuelles.
Le 15 janvier dernier, la Cour de cassation a confirmé la condamnation de Morandini pour avoir envoyé des messages à caractère sexuel à des adolescents entre 2009 et 2016. Suite à cette décision, la chaîne a décidé de le maintenir à l'antenne, une option soutenue par le directeur général de Canal+ France, Gérald-Brice Viret. Ce dernier a affirmé que la chaîne assumait pleinement cette direction, intensifiant le débat public autour de l'éthique dans les médias.
Des experts en communication et en médias soulignent que cette situation met en lumière des enjeux plus larges liés à la responsabilité des chaînes d'information. « La crédibilité des médias est en jeu lorsque des figures controversées continuent d’être mises en avant », a noté le sociologue des médias, Jean-Pierre Charpentier, sur France Info.
Alors que CNews continue de revendiquer ses valeurs de liberté d'expression, la polémique entourant Morandini soulève des questions sur la ligne éthique à adopter. Dans un paysage médiatique en constante évolution, le public attend une réévaluation des priorités face à la gravité des accusations pesant sur certains animateurs, comme le souligne un article récent de Libération.







