"Gagner la guerre avant la guerre !" Ce mantra, prononcé par l’ancien chef d’état-major des armées françaises, Thierry Burkhard, a été repris par son successeur, Fabien Mandon, qui insiste sur l’importance des exercices militaires pour préparer les troupes à d’éventuels conflits tout en dissuadant des adversaires potentiels.
Dans ce contexte, l’exercice militaire annuel "Gévaudan", prévu du 9 au 20 février, se déroule en Aveyron et en Lozère et prend une dimension significative pour l’armée française. "Son but est d’évaluer la robustesse et les savoir-faire opérationnels non seulement des légionnaires mais également des renforts interarmes intégrant le groupement tactique interarmes Monclar", souligne un communiqué de la 13e demi-brigade de la Légion étrangère, basée à La Cavalerie.
Ce rendez-vous rassemblera plus de 700 militaires, dont des forces françaises et des unités internationales. Une compagnie de la Légion espagnole apportera son soutien aux côtés de 450 légionnaires de la 13e DBLE. Des soldats du 1er Régiment de chasseurs parachutistes, des fusiliers marins de Toulon, ainsi qu’un détachement de l’Aviation légère de l’armée de Terre, avec quatre hélicoptères à leur disposition, participeront également.
Une action antiterroriste également simulée
La première semaine sera axée sur la préparation matérielle, avec des séances de tir, le déploiement de drones et d’hélicoptères, ainsi que des véhicules blindés. Les opérations se concentreront autour du camp "général de Castelnau" à La Cavalerie.
Durant la seconde semaine, les militaires se dirigeront vers la Lozère, où des scénarios de combat seront mis en pratique, y compris la prise de la ville de Mende, qui est prévue pour le 18 février. Le lendemain, des simulations d’opérations antiterroristes, en collaboration avec les services de sécurité intérieure et la préfecture, viendront compléter ce large panel d’exercices.







