Jeudi 26 mars, un sentiment palpable d'anxiété flottait au rez-de-chaussée du foyer logement de Burges. Une vingtaine de résidents se réunissaient après avoir été mis au courant d'une situation préoccupante, à savoir le changement de gestionnaire de l’établissement, maintenant sous la responsabilité de la Mutualité Française, précédemment géré par le CCAS et appartenant au bailleur social Habitalys.
En effet, après avoir été informés depuis novembre du changement de gestion et des travaux de rénovation prévus cet été, de nombreux occupants âgés et à faibles ressources exprimaient leurs craintes face à une hausse de loyer. Habitalys, lors d'une réunion en décembre, avait tenté de rassurer les résidents en précisant que l'augmentation ne dépasserait pas les 5 %.
Incompréhension
Pourtant, trois mois plus tard, les espoirs se sont évaporés. Un document distribué le 13 mars révélait une hausse de loyer significative, passant à 540 euros au lieu des 348 euros en vigueur. Cette annonce a suscité des larmes et des inquiétudes parmi les résidents. Alain Rabot, juriste et porte-parole des résidents, a exprimé leur incompréhension, une sentiment partagé par l'ancien maire, Francis Garcia, qui s'est dit surpris par cette augmentation inattendue.
"C’est un bâtiment ancien, entretenu chaque année par la commune. Il est temps de le restaurer", a-t-il ajouté.
Cette augmentation de loyer a surpris aussi la mairie, qui avait formulé des questions à la Mutualité Française. En réponse aux protestations des résidents et des élus, la Mutualité a revu ses prix à la baisse, respectant l'engagement pris en décembre.
Désengagement
Les résidents expriment également leur désapprobation vis-à-vis du manque d'initiative de la municipalité sortante. Jean-Pierre Paquier, ex-président du conseil de vie sociale, a souligné que depuis huit ans, des travaux promis n’ont jamais été réalisés. Cette lenteur dans l’exécution des travaux contribue à l’état peu satisfaisant du foyer.
“L’insalubrité et la dégradation persistent au sein de certaines unités, où des moisissures sont visibles”, se désole une résidente. D'autres y ajoutent leur expérience de l'absence de personnel pendant de longues périodes.
Dans ce contexte tendu, Alain Rabot a dénoncé ce qu'il appelle de la "maltraitance" au sein de l'établissement, ajoutant que les résidents seront relogés temporairement durant les travaux, prévus pour commencer cet été.







