En France, le marché de la seconde main devrait atteindre les 7 milliards d'euros en 2024, selon une étude de l'Observatoire Novascope. Un mouvement qui s'accélère, puisque plus de 72 % des Français ont choisi d'acheter un bien d'occasion au cours des douze derniers mois.
Hélène et son mari, après avoir déménagé à Marseille il y a maintenant cinq ans, ont vu une opportunité. Associés dans une boutique vintage à Paris, ils ont réalisé qu'il était temps de diversifier leurs activités. Ayant à disposition un local avec une cuisine, Hélène s'est inspirée de son projet passé à Goa, en Inde, pour relancer l'idée d'une friperie de luxe alliant mode et gastronomie, appelée Silk.
Depuis son ouverture près du Vieux-Port à la mi-août, Hélène a observé une clientèle diversifiée : "On commence à avoir des habitués, généralement âgés de 20 à 45 ans, incluant des clients du quartier pour le déjeuner, mais aussi de nombreux touristes attirés par nos vêtements de luxe et nos pâtisseries inspirées de nos voyages". Les chiffres confirment cet engouement : la mode second hand s'annonce comme le secteur le plus demandé, surpassant ainsi les biens culturels ou les meubles.
Des motivations économiques ou environnementales
Les motifs qui poussent les consommateurs à se tourner vers l'achat de vêtements d'occasion sont principalement financiers. D'après Agnès Crozet, directrice générale adjointe de l’ObSoCo, "39 % des acheteurs évoquent la nécessité de réaliser des économies, tandis que 18 % admettent ne pas pouvoir s'offrir tous leurs vêtements neufs". Les considérations environnementales suivent avec 15 % des acheteurs qui choisissent l'occasion pour réduire leur impact écologique.
Comme le souligne également un rapport du Journal de la Provence, ce phénomène ne se limite pas seulement à des intérêts financiers, mais s'inscrit dans une tendance plus large de consommation responsable qui attire un public de plus en plus conscient de ses choix de consommation.







