Le 7 juillet 2026, une première audience judiciaire a eu lieu, posant les jalons d'une affaire qui pourrait avoir de lourdes conséquences. Le tribunal correctionnel d’Aix-en-Provence a convoqué ArcelorMittal Méditerranée ainsi que quatre membres de sa direction, dont le directeur général, pour répondre à des accusations d'« entrave au bon fonctionnement d’un comité social et économique », en lien avec une exposition supposée à de l’amiante au sein de l’usine de Fos-sur-Mer.
Cette audience, bien que cruciale pour fixer le calendrier judiciaire, n’a pas permis d’aborder le fond des accusations. Les parties concernées devront donc patienter jusqu’au 12 octobre 2027 pour que le tribunal examine réellement les éléments de ce dossier inquiétant. La CGT du site, qui a porté l'affaire sur la place publique, dénonce depuis plusieurs mois une dissimulation de ce risque sanitaire majeur et appelle à une plus grande transparence de la part de l’entreprise.
Le montant de la consignation a été établi à 2 000 euros, mais cela semble minime face aux enjeux humains en jeu. Selon des experts en santé au travail, cette situation illustre un problème plus large : la nécessité pour les entreprises de garantir la sécurité de leurs employés. Pierre Dupont, un spécialiste en risques industriels, souligne que « la protection des salariés doit primer sur toute considération économique ».
La vigilance sera de mise alors que les témoignages continuent d’affluer, mettant en lumière des pratiques potentiellement négligentes. Ce dossier rappelle également les responsabilités des entreprises face à leur devoir de protection. La suite des événements s'annonce décisive pour les employés de Fos-sur-Mer, qui attendent des réponses claires quant à leur sécurité et leur santé.







