La Bourse de Paris a clôturé sur une baisse de 0,36% jeudi, suite à une session dominée par la publication de nombreux résultats d'entreprises, après avoir atteint un record la veille.
L'indice phare, le CAC 40, a perdu 30,25 points pour se fixer à 8.398,78 points. La veille, il avait atteint un sommet historique à 8.429,03 points, dépassant l'ancien record de 8.362,09 points établi le 9 janvier dernier.
"Cette journée a été fortement influencée par les résultats des entreprises, avec des performances positives de sociétés comme Orange et Pernod Ricard, tandis qu'Airbus et Renault ont déçu", observe Grégoire Kounowski, analyste de marché.
Malgré des résultats financiers impressionnants pour Airbus, le titre a chuté de 6,75% à 187,10 euros, principalement en raison de prévisions de livraisons d'avions commerciaux pour 2026 considérées comme décevantes.
De son côté, Renault a enregistré un recul de 3,10%, atteignant 32,16 euros, les investisseurs s'inquiétant de la baisse de ses marges, désormais à 6,3% comparativement à 7,6% l'année précédente, impactées par l'augmentation des ventes de véhicules électriques, souvent moins rentables.
En revanche, Orange a bénéficié d'une hausse de 7,46%, atteignant 18,14 euros, suite à l'annonce de son plan stratégique pour 2026-2028, présenté en parallèle de ses résultats annuels.
Au-delà des résultats d'entreprises, le climat du marché reste tendu en raison des "tensions géopolitiques entre les États-Unis et l'Iran", ajoute Kounowski. Le président américain Donald Trump a annoncé se donner "dix jours" pour déterminer la possibilité d'un accord avec l'Iran, menaçant d'agir dur si les négociations échouent.
Nexans, un acteur majeur de l'industrie du câble, a également publié des résultats financiers solides, mais son action a chuté de 7,25% à 126,60 euros, en raison de prévisions de rentabilité qui n'ont pas satisfait les attentes des analystes.
Dans le secteur aérien, Air France-KLM a enregistré un bénéfice net record de 1,75 milliard d'euros pour 2025, en grande partie grâce à une clientèle haut de gamme et à des prix du pétrole plus bas, entraînant une hausse de 11,75% de son action, qui s'est élevée à 12,98 euros.
À l'inverse, Eramet, groupe minier, a vu son action plonger de 23,68% à 46,10 euros suite à la présentation d'un projet de recapitalisation jugé préoccupant par les investisseurs.







