Le tribunal des activités économiques de Marseille a décidé mardi 31 mars de mettre fin aux activités d’Alinéa, entraînant la perte de 1 200 emplois. L’enseigne d’ameublement, intégrée au groupe Mulliez, n’a pas trouvé de repreneur viable suite à son placement en redressement judiciaire en novembre dernier.
La seule offre de reprise reçue provenait d’un groupe roumain, mais celle-ci a été rejetée tant par la direction que par les employés. Les 36 magasins de l'enseigne ont fermé leurs portes définitivement dimanche dernier, à l’exception de sept franchises qui continueront sous d'autres noms. Un conseil économique et social (CSE) est prévu pour préparer le plan de licenciement des salariés.
Un secteur en crise structurelle
Fondée en 1988 à Avignon, Alinéa avait déjà goûté aux difficultés lors d'un premier redressement judiciaire en 2020, en plein cœur de la pandémie. À cette époque, elle avait perdu 17 magasins et près de 1 000 emplois avant de cesser de son propre chef ses opérations.
En deux ans, l’enseigne a enregistré plus de 60 millions d'euros de pertes cumulées. La montée de la concurrence, non seulement des géants comme Ikea et But-Conforama, mais aussi des enseignes low-cost telles qu'Action et des sites de vente en ligne comme Temu, a exacerbé la situation. Selon une étude de l’Insee, le secteur de l'ameublement traverse une crise structurelle, avec une chute de 7 % du nombre de magasins de 2015 à 2022.
En effet, la combinaison de l'inflation et d'une offre de marché affaiblie a conduit Alinéa à des résultats désastreux, illustrant ainsi les défis actuels du secteur. Au fur et à mesure que les magasin ferment, des voix s'élèvent pour alerter sur la nécessité d'une réforme structurelle adaptée pour redynamiser ce secteur en crise.







