Lors d'une allocution à Istres pour ses vœux aux armées, Emmanuel Macron a souligné la vulnérabilité de la France face à la Russie, déclarant : "Nous sommes à portée des tirs". Cette mise en garde intervient après le lancement d'un second missile Orechnik par Moscou vers l'Ukraine, marquant une intensification des hostilités.
Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a affirmé que les chances de négociation pour Kiev se réduisent et a exhorté le président Zelensky à agir rapidement. Cette rhétorique fait écho à l'analyse de nombreux experts, notamment ceux du think tank français IFRI, qui évoquent un resserrement de l'échiquier diplomatique en faveur de la Russie.
En parallèle, la Russie connaît une chute significative de ses revenus tirés des hydrocarbures, qui ont chuté d'un quart pour atteindre des niveaux historiquement bas depuis 2020, selon les chiffres rendus publics par le ministère russe des Finances. Cette dynamique économique impacte directement la politique de Moscou, comme le soulignent des analystes économiques dans Le Monde.
Face à cette situation tendue, la France continue de jouer un rôle clé dans le soutien militaire à l'Ukraine, fournissant environ deux tiers de ses capacités de renseignement. La dimension militaire du conflit reste donc cruciale, alors que Macron insiste sur l'importance d'une solidarité européenne face à la menace russe.
Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a récemment critiqué ceux qui s'opposent à la coopération internationale, une déclaration qui résonne fortement dans le contexte actuel. Les regards sont désormais tournés vers les décisions stratégiques que prendra Kiev pour naviguer dans ce climat géopolitique instable.







