Ce mardi 20 janvier, Jacques Moretti, gérant du bar Le Constellation, ravagé par un incendie tragique lors de la nuit de la Saint-Sylvestre à Crans-Montana, a été auditionné par la justice valaisanne pendant près de dix heures. Cette interrogation approfondie a eu lieu à Sion, en présence de 27 avocats représentant les parties civiles. Selon Me José Coret, un des avocats des victimes, cette audition a été exhaustive et transparente.
Me Coret a indiqué : "J'ai observé une personne qui n'a pas esquivé les questions. Bien qu'il ait répondu à toutes, nous ne saurons pas si ses affirmations sont véridiques. Il est essentiel de confronter ses déclarations avec les éléments du dossier pour se forger un avis définitif." Ainsi, le témoignage de Moretti ouvre la voie à d'éventuelles vérifications complémentaires.
Arrivé séparément avec son épouse Jessica, Moretti a été escorté par la police, contrairement à sa compagne. Cette audition s'inscrit dans le cadre d'une instruction pénale pour homicide par négligence et incendie. L'incendie en question a tragiquement causé la mort de 40 personnes et blessé 116 autres, touchant principalement des jeunes et des adolescents.
Des déclarations à vérifier
Me Romain Jordan, qui représente plusieurs familles de victimes, a souligné avant l'audience qu’il était crucial d'accélérer le processus pour le bien des familles touchées. Les avocats de la défense, tout comme Jessica Moretti, ont choisi de ne pas faire de commentaires après cette audience.
Bientôt libre ?
Actuellement sous mesure de contrainte, Jessica Moretti est libre, tandis que son mari, en détention depuis le 9 janvier, pourrait être libéré sous caution, dont le montant s'élève à 200 000 francs suisses (environ 215 000 euros). Les médias français et suisses rapportent que des garanties ont été déposées auprès du Tribunal des mesures de contrainte, qui doit encore décider.
L'incendie du bar Le Constellation a été attribué à des étincelles de bougies « fontaine », qui auraient enflammé une mousse insonorisante au plafond d'un sous-sol. L'enquête porte également sur la conformité des installations de sécurité, notamment la présence d'extincteurs et l'accessibilité des sorties de secours. Il a été confirmé que la commune de Crans-Montana n’avait pas effectué de contrôle de sécurité incendie depuis 2019.







