Le compositeur américain Philip Glass a annoncé l'annulation de plusieurs concerts prévus au Kennedy Center, à Washington, en raison des réformes introduites par l'administration Trump. Dans un communiqué diffusé le 27 janvier, il a déclaré : « Après mûre réflexion, j’ai décidé d’annuler ma Symphonie n° 15, Lincoln. » Cette œuvre, un hommage au président Abraham Lincoln, devait être présentée pour la première fois dans cette illustre salle de concert, désormais surnommée la Trump-Kennedy Center.
Glass, âgé de 88 ans, a justifié sa décision en affirmant que « les valeurs du Kennedy Center aujourd’hui sont en contradiction directe avec le message de la symphonie ». Ce choix s’inscrit dans un contexte plus large où de nombreux artistes, tels que la chanteuse Kristy Lee et le groupe de jazz The Cookers, ont également annulé des représentations en désaccord avec la nouvelle direction de l'institution.
Une vague de désapprobation parmi les artistes
Le directeur du Kennedy Center, Richard Grenell, un proche de Donald Trump, a exprimé son mécontentement face à ces annulations en les qualifiant de « réactions militantes d'artistes engagés par la précédente direction d'extrême gauche ». Ces tensions révèlent une fracture croissante au sein du monde artistique, avec un nombre croissant d'artistes dénonçant les influences politiques sur la culture.
La récente modification du nom du Kennedy Center, perçue comme un symbole de la mainmise politique, a provoqué l'indignation, notamment dans les rangs de la famille Kennedy et parmi les démocrates, qui remettent en question la légitimité de cette opération.
Pour de nombreux observateurs, tels que le critique d'art Jean-François Goudard, cette situation met en lumière le besoin d'une culture indépendante et d'une expression artistique libre, détachée des contraintes politiques. La décision de Glass a également attiré l’attention des médias internationaux, illustrant une résistance artistique qui s’amplifie face aux tensions politiques.







