Le leader des députés socialistes, Boris Vallaud, a décidé de quitter la direction du Parti socialiste (PS) ce vendredi 8 mai, dénonçant ainsi sa gouvernance. Ce lundi matin, il a lancé un appel à « l’union » sur France Inter. Parallèlement, lors d'une interview sur franceinfo, le Premier secrétaire du PS, Olivier Faure, a exprimé sa volonté de rechercher l’« unité ». Malgré cette déclaration, les deux responsables politiques semblent rencontrer des désaccords notables.
Cette crise a été déclenchée la semaine dernière lorsque Boris Vallaud a annoncé son retrait de la direction, mettant en cause Faure qu’il critique pour son style de leadership jugé solitaire, et pour avoir ignoré le dialogue stipulant un manque de compromis sur la stratégie en vue de la présidentielle de 2027. Dans un courrier, il a évoqué une « collégialité bâclée » et une « stratégie d’isolement ». Selon les mots de Vallaud, « L’extrême droite, les ennemis mortels de la démocratie, sont aux portes du pouvoir. Tout le monde est en campagne, pas nous ». Son départ, affirme-t-il, n'indique pas une crise, mais plutôt un « sursaut » nécessaire face au silence actuel du PS.
Des « rencontres de la nouvelle gauche plurielle »
Boris Vallaud a également évoqué l'importance d'une union de la gauche, incluant des figures allant de Glucksmann à Ruffin, ce qui ne semble pas apprécié par François Hollande. À ce propos, Olivier Faure reconnaît également la menace de l’extrême droite et la nécessité de rassembler la gauche, tout en insistant sur une collaboration avec d'autres formations.
Malgré leur volonté de s'unir, le désaccord semble persister autour des méthodes. Vallaud se dit contre l’idée d’une primaire à gauche mais souhaite que les socialistes se prononcent sur une stratégie commune. « Je crois qu'il est urgent de provoquer des rencontres de la nouvelle gauche plurielle », a-t-il déclaré.
Pour Olivier Faure, « aucun parti n’est hégémonique à gauche »
Olivier Faure répond en affirmant que l’idée d’une gauche plurielle est partagée et nécessaire. Cependant, il insiste sur l’importance de dialoguer avec d'autres partis avant d'affirmer qu'un candidat socialiste pourrait prétendre à la victoire. « L’unité est plus belle que la division », soutient Faure, tout en essayant de comprendre la position de Vallaud.
Finalement, la situation n’est pas aussi tragique que le prétend Karim Boumarane, maire socialiste de Saint-Ouen, qui appelle à la démission de Faure. Vallaud lui-même cherche l’unité et appelle à « la responsabilité et à l’espoir ». Les désaccords sont présents, mais les dialogues tentent de rapprocher les deux figures au sein du PS.







