Sur France Inter, le député socialiste Boris Vallaud a lancé un appel à former des "rencontres de la gauche plurielle" en vue de la présidentielle de 2027. De son côté, Olivier Faure, le premier secrétaire du PS, a plaidé pour une primaire, exhortant les socialistes à agir ensemble.
Après avoir quitté la direction du Parti socialiste avec son groupe Unir, qui compte 24 membres, Boris Vallaud a expliqué, le 11 mai sur France Inter, que l’heure est à la réflexion commune. "Nous avons besoin d’un cadre qui permette le consensus et l’échange", a-t-il affirmé.
Vallaud propose d'initier "sans délai des rencontres pour une Nouvelle Gauche plurielle". Il souhaite une coalition la plus large possible, excluant Mélenchon, dans une main tendue vers d’autres figures de la gauche comme Marine Tondelier, Olivier Faure, Clémentine Autain et François Ruffin. "Nous avons l’opportunité de définir un programme commun qui soit en phase avec les attentes des citoyens", a-t-il insisté, tout en soulignant que la gauche doit se préparer pour 2027.
Unir le parti pour l'élection à venir
Inspirée par le gouvernement de Lionel Jospin (1997-2002), cette Nouvelle Gauche plurielle a pour but de fédérer les voix non mélenchonistes autour d’un projet commun. "Nous devons aboutir à un contrat de législature et un choix de candidat partagé", propose-t-il, tout en exprimant ses réserves sur l'idée d'une primaire, qu'il juge divisive.
Olivier Faure, qui a réagi à la démission de Vallaud, a souligné la nécessité d’œuvrer pour l’unité et d’organiser le parti. "Il est vital que nous sachions quel est notre socle commun et nos priorités", a-t-il affirmé, tout en insistant sur l’urgence de battre l’extrême droite.
Vers un processus collectif
A peine quelques heures après la démission de Vallaud, Faure a exprimé son souhait que les socialistes agissent ensemble, évitant ainsi de tomber dans des querelles internes. "Il est irréaliste de penser qu’un seul parti peut remporter une présidentielle sans collaboration", a-t-il averti, tout en appelant à un processus qui prenne en compte les aspirations de tous.
"Si l'on envisage de créer une nouvelle gauche plurielle, je suis totalement engagé dans cette voie", a-t-il conclu, affirmant également sa volonté de trouver une piste commune pour sélectionner un candidat à même de rassembler les forces progressistes.







