Dans le Territoire de Belfort, le maire a récemment entrepris une action audacieuse : inscrire des moutons dans son école pour dénoncer les décisions controversées de l'éducation nationale. Cette initiative étonnante soulève des interrogations et attise la curiosité de la population.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
À l'image d'autres villages, des banderoles de protestation ont été accrochées par des parents en colère contre la fermeture d'une des six classes de l'école de Bourogne. "Nous sommes nouveaux dans la région, et la fermeture arrive de manière précoce, surtout pour notre premier enfant. Cela pourrait entraîner une surcharge des classes…", déclare Audrey Terrade, parent d'élève.
Actuellement, l'école de Bourogne accueille 127 élèves. L'an prochain, ce chiffre devrait diminuer de dix. Pour soutenir leur lutte, les parents ont trouvé des alliés inattendus : des agneaux récemment nés, qui ont été officiellement inscrits dans les classes futures par le maire.
Le maire et les parents reçus par l'inspecteur d'académie
"Nous avons les agneaux Espérance, Avenir, Résistance, Espoir et Victoire, qui intégreront l'école l'année prochaine", a expliqué Baptiste Guardia, maire (LR) de Bourogne. L'élu a signé ces inscriptions pour marquer son désaccord. "Il y a une symbolique forte, indiquant que nous ne sommes pas des moutons. Nous devons penser au-delà du simple comptage d'enfants pour les rentrées scolaires et adopter une perspective à long terme", a-t-il ajouté.
Pour défendre leur point de vue, le maire et les parents des élèves de Bourogne seront reçus mercredi par l'inspecteur d'académie. La décision finale sur la fermeture des classes sera prise le mois prochain, une échéance cruciale pour cette communauté passionnée et déterminée.







