François Hollande s'est engagé à se déclarer "en décembre" candidat à l'élection présidentielle, mais uniquement s'il est certain de pouvoir remporter la victoire. "Je ne me présenterai pas simplement pour faire de la figuration", a-t-il déclaré avec conviction.
"Si je dois me déclarer, ce sera en décembre. C'est le mois où j'ai annoncé, en 2016, que je ne me représentais pas", a insisté l'ancien chef de l'Etat lors de son entretien.
Il a précisé que sa décision dépendait de sa capacité à être un candidat sérieux. "Être candidat, c'est décider à un moment de pouvoir être président. C'est le seul déterminant de ma position", a-t-il ajouté.
Le choix d'un candidat capable de gagner
"Faire de la figuration n'a aucun intérêt. J'ai été président et ce n'est pas pour dire aujourd'hui que je me présente pour le plaisir", a-t-il martelé.
Hollande a exprimé son opinion sur la nécessité de choisir un candidat capable de remporter l'élection, convaincu que la gauche sociale-démocrate doit présenter un représentant fort, avec des rivalités déjà perceptibles, notamment avec Raphaël Glucksmann. "La raison l'emportera et un candidat se dégagera", estime-t-il.
Dans cette perspective, l'ancien président lancera, début septembre, un ouvrage intitulé "Il est 23h45", où il mettra en garde les Français sur l'urgence de la situation politique. "Nous nous trouvons à un moment charnière, où l'unité nationale est menacée par l'émergence des extrêmes", a-t-il déclaré.
En effet, l’éventualité de la victoire du RN aux prochaines élections le préoccupe, car cela pourrait avoir des conséquences désastreuses non seulement pour la France, mais aussi pour l'Europe face à des adversaires géopolitiques tels que la Russie et la Chine.
"Le vote de mai 2027 sera un vote international et européen" a-t-il conclu, réaffirmant son engagement à défendre les valeurs républicaines face à la montée de l'extrême droite, notamment selon une analyse de BFMTV.







