Marseille : Sébastien Delogu admet une maladresse après une vidéo polémique

Le candidat insoumis à Marseille s'explique après avoir été surpris sans casque sur un scooter.
Marseille : Sébastien Delogu admet une maladresse après une vidéo polémique
Sébastien Delogu à Marseile le 14 janvier 2026. (Photo d'archive) - MIGUEL MEDINA / AFP
Une vidéo du candidat de la France insoumise à Marseille, sur un scooter sans casque, fait le tour des réseaux sociaux.

"C'est une erreur, mais je pense que cela rappelle ma jeunesse". C'est ainsi que Sébastien Delogu, en lice pour les élections municipales à Marseille, a réagi vendredi à la vague de critiques suscitées par une vidéo où il apparaît sur un scooter sans casque. Dans cette publication, il a tenté de clarifier les circonstances de l'incident survenu le 26 février.

Dans la vidéo partagée sur son compte Instagram, où il répondait à un étudiant, le candidat a précisé qu'il avait effectué seulement quelques mètres sur le scooter, tout en contestant l'interprétation selon laquelle il était poursuivi par les forces de l'ordre. "Jamais un gendarme ne m'a poursuivi, c'était juste une blague entre amis dans un parking", a-t-il rappelé.

"Dans cette vidéo, vous voyez un motard arriver, mais je n'ai jamais été poursuivi, j'ai fait trois mètres en scooter", a-t-il insisté.

Il a également évoqué le cadre de la vidéo, affirmant qu'elle n'a pas été tournée sur la route, mais simplement dans un espace de stationnement. "Si j'avais été sur la route, je respecterais la loi et porterais un casque. Là, c'était juste pour rire," a-t-il ajouté dans un moment de légèreté.

Sébastien Delogu séduit les jeunes électeurs

Delogu a tenté de tourner cette situation à son avantage, en rappelant que de nombreux hommes politiques ont également été vus sans casque. "À part François Hollande, qui était en route pour voir sa maîtresse, tous les autres ont fait de même à un moment ou un autre", a-t-il plaisanté, provoquant des rires dans l'assistance.

Cependant, sur un ton plus sérieux, il a affirmé son engagement envers la jeunesse, qui vit souvent dans la peur des préjugés. "Je viens de cette jeunesse-là, et si c'était une erreur, cela m'a renvoyé à mes propres années," a-t-il conclu, mettant en lumière son lien avec les quartiers populaires de Marseille.

Selon une enquête Elabe pour BFMTV, parue le 18 février, Sébastien Delogu est le candidat le plus populaire chez les électeurs de 12 à 24 ans, avec 37% d'intention de vote au sein de ce groupe démographique. Cependant, dans l'ensemble, il n'obtient que 12% d'intentions de vote, le plaçant en quatrième position derrière Martine Vassal (21%), Franck Allisio (29%) et Benoît Payan (31%).

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