La loi instaurant une couverture intégrale des soins liés au cancer du sein par l'assurance maladie, adoptée en janvier 2025, demeure lettre morte quinze mois après sa promulgation. Aucune mesure d'application n'a encore été mise en place, laissant des milliers de femmes en attente de soins pourtant nécessaires.
Le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel, a récemment relayé sur ses réseaux sociaux le lancement d'une pétition avec ses collègues, Cathy Apourceau-Poly et Yannick Monnet, co-rapporteurs de la loi. Selon ce dernier, « 700 000 femmes sont concernées » chaque année, avec plus de 61 000 nouveaux cas recensés annuellement.
Un reste à charge entre 1 500 et 2 300 euros
Yannick Monnet souligne la dure réalité des patients : « À la violence de la maladie s’ajoute une autre injustice : devoir payer pour se soigner. » En effet, pour ces femmes, le reste à charge varie entre 1 500 et 2 300 euros en moyenne, ce qui représente une fardeau conséquent. Cela montre à quel point il est urgent que le gouvernement agisse.
La loi en question devrait garantir le remboursement complet des prothèses mammaires, de la dermopigmentation de l'aréole, ainsi que des sous-vêtements adaptés. De plus, elle prévoit un forfait pour des produits souvent non remboursés, comme les crèmes hydratantes et les vernis spécifiquement réalisés pour prévenir la chute des ongles durant les traitements.
« Se soigner ne doit jamais être un luxe. Il est impératif que toutes les femmes touchées par le cancer du sein aient accès à une prise en charge adéquate », a affirmé le député. Cette situation nécessite une réponse rapide et efficace de la part du gouvernement afin de ne pas plonger davantage ces femmes dans l'incertitude.







