Dès ce lundi, une intervention de débroussaillement débute dans le Parc National des Calanques. Cette action vise à préserver la biodiversité et à réduire les risques d'incendie, tout en protégeant les pompiers ainsi que les riverains et les promeneurs. Au total, 420 arbres seront abattus.
Ce chantier, qui s'étendra sur un mois, est essentiel pour lutter contre les feux de forêt. La piste du Vallon de la Jarre, entre Sormiou et Pastré, sera dégagée sur une largeur de 50 mètres. Cette voie, très empruntée par les randonneurs et vététistes, est vitale pour permettre l'accès des véhicules de secours en cas d'incendie. L'opération, soigneusement planifiée, a été concoctée depuis plusieurs mois.
Une opération indispensable face aux incendies
Le débroussaillement sur 1 469 mètres est crucial pour les marins-pompiers. Le commandant Yann, adjoint au chef des opérations, explique : « Dans un premier temps, nous voulons limiter la masse de combustible disponible pour éviter un embrasement catastrophique. Cette mesure nous permettra d'intervenir rapidement et de réduire les effets des flammes. Le second objectif est d'assurer que nos marins pompiers puissent intervenir en toute sécurité depuis cette piste. » Les travaux prévoient le dégagement de végétation de 25 mètres de part et d'autre de la chaussée pour minimiser les risques d'alimentation du feu.
Un processus réfléchi et minutieux
Cette opération a nécessité un important travail de recensement et de sélection des arbres, conduit par l’Office National des Forêts. Cyrille Naudy, directeur du pôle environnement de la métropole, précise : « Le choix des arbres a été effectué par des experts de l'Office National des Forêts, en tenant compte de divers critères tels que leur position par rapport à la piste, l'impact du vent, et leur état sanitaire. En fin de compte, nous prélevons un arbre pour dix, parfois un arbre et demi. » La majorité des arbres ayant un diamètre d’environ 30 centimètres, sont âgés d’une quarantaine d’années.
Une controverse parmi les usagers
Le Parc National des Calanques, qui attire chaque année 3 millions de visiteurs, doit équilibrer la sécurité de ses usagers et la préservation de son écosystème. Cependant, certaines personnes demeurent sceptiques. Audrey, promeneuse régulière, se questionne : « Je suis en faveur de préserver la forêt intacte. Pourquoi abattre 420 arbres ici ? Bien que cela soit motivé par la lutte contre les incendies, ne peut-on pas envisager d'autres solutions ? »
En réponse à ces préoccupations, le Parc National et la Métropole d'Aix Marseille Provence, en collaboration avec le Bataillon des Marins-Pompiers, intensifient les campagnes de sensibilisation. Thomas Cedat, chargé de mission sur la gestion des espaces forestiers, renchérit : « Ces prélèvements sont également une question écologique, car nous avons ici une biodiversité exceptionnelle que nous devons protéger. »







