Le jeudi 6 mars, la CGT locale, soutenue par de nombreux sympathisants, a mené une action de tractage devant les déchetteries de Bollène et Mondragon. Cette mobilisation fait suite à la suspension controversée de trois agents, soulevant la question : « Quand des agents s'expriment, doit-on les réduire au silence ? » Les membres de l'union locale de la CGT ont ainsi distribué des tracts le matin à Mondragon et l'après-midi à Bollène, exprimant leur indignation face à cette décision qu'ils jugent injuste.
Les manifestants ont exigé : « leur réintégration immédiate, une enquête rigoureuse, impartiale et exhaustive », en insistant sur la nécessité que « toutes les parties soient entendues ».
Une suspension controversée
Cette mesure administrative a été prise par Anthony Zilio, président de la communauté de communes Rhône Lez Provence (CCRLP). Datée du 23 janvier 2026, cette décision a été justifiée comme étant « dans l’intérêt du service ». Cependant, les représentants CGT contestent cette interprétation, faisant appel à une transparence et à des discussions ouvertes pour éclaircir cette situation, en accord avec le souhait d'un traitement équitable des agents concernés.
Des experts en droit du travail offrent également des perspectives sur cette affaire, soulignant l'importance de respecter le droit de parole des travailleurs tout en évaluant les motifs de leurs suspensions. « Il est crucial d'assurer la protection des droits des salariés, surtout lorsque des suspensions sont motivées par des actions de dénonciation », affirme un avocat spécialisé, ajoutant que « une enquête objective peut aider à restaurer la confiance entre la direction et les travailleurs ».







