Une vaste majorité des Français ne considère pas l'affiliation politique de leur maire comme un critère déterminant lors des élections, selon une récente étude menée par Ipos-BVA-Cesi pour le Cevipof, la fondation Jean-Jaurès et le Monde, publiée lundi.
Seuls 8 % des sondés jugent important d'élire un maire partageant leurs convictions politiques, tandis que 64 % mettent l'accent sur son intégrité, 52 % sur sa capacité à tenir ses promesses, et 32 % sur sa connaissance des enjeux locaux. Cette étude souligne une tendance marquée : alors que certains partis comme le RN et LFI cherchent à nationaliser le débat au profit de leurs narratives présidentielles, 76 % des participants affirment se concentrer sur des problématiques locales plutôt que sur des enjeux nationaux.
Les Français ont des attentes précises concernant leur maire: la préservation des services de proximité est cruciale pour 45 % d'entre eux, suivie de la sécurité (44 %) et de l'environnement (37 %). En outre, 88 % des personnes interrogées accordent une importance particulière au programme des candidats, tout comme à leur familiarité avec la commune, tandis que 79 % se penchent sur la personnalité du maire et 72 % sur celle de son équipe, confirmant ainsi la préférence française pour les préoccupations locales.
Bien que 61 % des citoyens souhaitent le maintien de leur maire sortant, 45 % voient d'un bon œil une gestion future par Les Républicains, contre 42 % par le RN et 39 % pour le PS. Ceci pourrait indiquer une émergence potentielle de l'extrême droite, qui, pour l'heure, dirige un nombre de communes relativement faible en comparaison avec ses concurrents.
Quant aux futures gestions, 38 % des sondés estiment qu'une direction par les écologistes ou un bloc central serait une idée favorable, tandis que 18 % seulement trouvent la France insoumise convaincante. En ce qui concerne un éventuel second tour, 36 % des sympathisants de gauche se disent prêts à envisager une fusion des listes, quel que soit le contexte, tandis que 33 % aimeraient éviter la victoire d'une liste d'extrême droite ou de droite.
D'un autre côté, 38 % des sympathisants de droite et d'extrême droite sont ouverts à l'idée d'une fusion des listes, quel que soit le résultat du premier tour, 21 % pour contrer une liste de gauche, et 20 % supplémentaires pour éviter une liste LFI. Cette enquête a été menée en ligne du 27 février au 5 mars, auprès d'un échantillon représentatif de 10 927 personnes inscrites sur les listes électorales, avec une marge d'erreur entre 0,3 et 0,9 point.







