La hausse des prix du carburant, exacerbée par la guerre au Moyen-Orient, pousse le gouvernement à ordonner 500 contrôles dans les stations-service. Une décision contestée par la Fédération Française des Combustibles, Carburants et Chauffage (FF3C).
La décision du Premier ministre Sébastien Lecornu, annonçant 500 contrôles en deux jours, ne passe pas inaperçue. Frédéric Plan, conseiller national de la FF3C, a exprimé son mécontentement lors d'une intervention sur Morning RMC, le 9 mars. Selon lui, il est inacceptable de faire des stations-service des boucs émissaires alors que des abus sont supposés.
“On parle de contrôle parce qu'il y aurait des abus. Après ces inspections, nous attendons des excuses concernant les mesures à venir,” a ajouté Plan. En effet, une enquête, censée éclaircir ces abus, reste non publiée et suscite des questionnements au sein de la profession.
Le gouvernement justifie cette approche en arguant qu’il est essentiel de contrôler les hausses de prix injustifiées. La guerre en Iran, ayant causé une nette augmentation des prix à la pompe, ne devrait pas servir à justifier des abus, comme l’a déclaré Lecornu sur son compte X.
Leclerc appelle à des précisions des raffineries
Michel-Édouard Leclerc a également réagi en qualifiant la montée des prix de “bulle spéculative” provenant directement des raffineries. Il a souligné que ceux-ci augmentent leurs tarifs presque immédiatement, ce qui impacte la grande distribution, représentant près de 60 % des ventes de carburants en France. “Nous achetons pratiquement à prix coûtant sans marge,” a-t-il déclaré.
Il a encouragé les autorités à s’intéresser de près aux pratiques des grands groupes pétroliers tels que TotalEnergies et BP, tout en appelant à contrôler les acteurs du marché libre qui pourraient aussi être responsables de la spéculation.
La situation devrait se détériorer si les prix du baril continuent d’augmenter, exacerbés par les conflits en cours au Moyen-Orient. Actuellement, le prix du baril a franchi la barre des 110 dollars, ce qui pourrait entraîner des hausses supplémentaires à la pompe dans un futur proche.







