Le restaurant gastronomique L'Épicurien, situé à Périgueux en Dordogne, a pris une décision audacieuse : désormais, il est fermé le week-end. Quinze années après son ouverture, le chef Gilles Labbé, fort de ses 38 ans, choisit de privilégier la vie de famille tant pour lui que pour ses employés. "J'ai ouvert mon restaurant à 23 ans et aujourd'hui, avec une famille à ma charge, il est temps de retrouver un équilibre", confie le gérant.
Depuis le 21 février, il n'est plus possible de faire une réservation pour un repas le week-end dans ce célèbre établissement. Gilles, qui jusqu'à présent fermait seulement les dimanches et mercredis, déclare : "Il faut parfois prendre du recul. Mes enfants méritent que je sois là pour eux".
Deux jours de repos consécutifs
Cette idée de fermeture le week-end trottait dans la tête de Gilles depuis longtemps. "Le soir de la Saint-Valentin, j'ai pris la décision. Nous avons besoin de ce temps, nous aussi, pour passer des moments de qualité en famille", raconte-t-il.
De son côté, Émilien, le chef de rang, se réjouit de la nouvelle. "On va enfin avoir des week-ends en famille. C'est incroyable de pouvoir faire des activités sans se soucier du travail qui nous attend", explique-t-il. Les employés voient dans ce changement une véritable avancée vers une vie plus équilibrée.
Des retrouvailles appréciées
Depuis la mise en place de cette nouvelle organisation, Gilles a déjà constaté des changements. "Nous recevons enfin des invitations le week-end, alors qu'auparavant, nous étions souvent absents", partage-t-il. Profiter de moments simples, comme une grasse matinée ou un week-end à la mer, redevient possible.
Une réaction positive des clients
Les clients, quant à eux, s'adaptent rapidement. Arthur, un habitué, a compris ce choix : "Je suis satisfait de voir que les restaurateurs également prennent soin d'eux. Pour ma part, je vais faire de la place pour venir en semaine". Philippe et Annette, des retraités, soulignent : "Nous nous adaptons facilement à ce nouveau rythme. Un restaurant, tout comme tout travail, mérite d'avoir un équilibre".
Gilles est conscient que cette décision impactera son chiffre d'affaires, notamment le samedi, où il servait entre 70 et 90 couverts. "Ce sacrifice financier est nécessaire pour retrouver ma vie de famille. L'essentiel reste de voir grandir mes enfants", conclut-il sur une note d'espoir et de détermination.







