Ce mardi 17 mars, la réunion du Comité social d’administration local (CSAL) de la Direction départementale des Finances publiques (DDFIP) de l’Aveyron s’est déroulée sans les représentants de l'intersyndicale, qui ont décidé de boycotter cette instance jugée "sans marge de négociation".
Les tensions sont exacerbées par l’annonce de deux nouvelles suppressions de postes prévues d’ici 2026. Sylvie Bonnefous, co-secrétaire départementale de FO, dénonce des changements dans les modes de calcul des emplois qui plongent les agents dans un flou inquiétant. "Il y a une nouvelle fois des suppressions et un changement de calcul des emplois, cela nous plonge dans le flou quant à l’avenir de certains services", précise-t-elle. En 2025, déjà six postes avaient été supprimés, ajoutant à la préoccupation croissante des employés.
"On ne sait pas où va se faire l’équilibrage"
Au-delà des statistiques, les syndicats mettent en lumière une dégradation des conditions de travail. "On ne nous explique rien. On ne sait pas où va se faire l’équilibrage, cela entraîne de la souffrance", souligne Bonnefous. Les agents craignent des mobilités forcées, tant géographiques que fonctionnelles. Selon un observatoire interne de 2025 de la DDFIP de l’Aveyron, "seulement 54 % des agents estiment que leur service fonctionne efficacement", comme le rapporte Sandrine Fabre, élue CGT. Dans les faits, on réduit les effectifs tout en conservant le même volume de travail, ce qui génère stress et inquiétude.
En réponse aux critiques, Pascal Bouthier, directeur départemental des Finances publiques, rappelle le cadre légal des mesures : "Les suppressions d’emplois sont votées dans la loi de finances par le Parlement. Nous ne faisons que mettre en œuvre ces décisions". Cependant, le malaise persiste parmi les agents, visiblement affectés par des décisions qu'ils jugent éloignées de leur réalité quotidienne.







