Le gouvernement relance les énergies renouvelables : un tournant pour la France

Une nouvelle ambition pour les énergies renouvelables en France face à la crise énergétique.
Le gouvernement relance les énergies renouvelables : un tournant pour la France
©MIGUEL MEDINA, AFP - Des éoliennes à Martigues, dans les Bouches-du-Rhône, le 25 mars 2026

Le gouvernement français a fait une annonce cruciale jeudi : la relance des appels d'offres pour le développement de l'éolien terrestre, en mer et du photovoltaïque. Cette initiative vise à accroître la production d'électricité tout en diminuant la dépendance de la France vis-à-vis des importations d'énergies fossiles, dont les tarifs augmentent en raison des tensions géopolitiques au Moyen-Orient.

« C'est un honneur de relancer les appels d'offres pour ces énergies renouvelables », a déclaré Maud Bregeon, ministre déléguée à l’Energie, lors d'une conférence à Bercy. Ces appels s'intègrent dans la feuille de route énergétique du pays, présentée en février dernier.

Concernant l'éolien en mer, le gouvernement a détaillé les zones et critères de déploiement. « L'objectif est clair pour 2035 : atteindre quinze gigawatts supplémentaires. Cinq gigawatts ont déjà été attribués ; nous lançons maintenant les dix gigawatts restants », a indiqué Roland Lescure, ministre de l'Économie.

Pour concrétiser ces ambitions, les ministres ont fusionné deux appels d'offres attendus par le secteur, les appels 9 et 10. Les premiers lauréats devraient être annoncés d'ici fin 2026 ou début 2027, comme l’a précisé le ministère.

Au total, cette initiative représente une puissance cumulée d'environ 10 GW, comprenant 5 GW d’éolien posé et 5 GW d’éolien flottant, répartis sur plusieurs zones maritimes telles que Fécamp-Grand-Large et la Golfe de Fos.

Du côté du photovoltaïque, deux autres appels d'offres sont prévus pour juillet, avec un appel supplémentaire pour l’éolien terrestre fixé en mai.

L'objectif global de la feuille de route est d'inverser la part des énergies fossiles dans la consommation finale, passant de 60 % aujourd'hui à 60 % d’énergies décarbonées d’ici 2030, et à 70 % d'ici 2035. Cette ambition s'inscrit dans un contexte où le gouvernement complète l'augmentation de la production nucléaire existante et le lancement de six nouveaux réacteurs EPR2, dont le premier est attendu pour 2038.

Ce tournant constitue un pas significatif pour la France sur la voie de la transition énergétique, répondant à la demande croissante d’une énergie plus propre et durable.

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