Ce mercredi, une quinzaine de manifestants se sont rassemblés devant l'Opéra de Nice pour s'opposer aux propositions du Medef, le principal syndicat patronal, qui prévoit de réduire les droits aux allocations chômage des intermittents du spectacle.
À l’appel de la CGT Spectacles, plusieurs antennes, telles que le Synptac, le Snap et le SFA, ont mobilisé des artistes inquiets. Les participants ont exprimé leurs inquiétudes face à l’augmentation des heures de travail requises pour obtenir les droits, passant de 507 à 557 heures.
Un message clair contre le Medef
Les manifestations, comme le rapporte ICI Azur, reflètent un profond mécontentement dans le secteur. "Pas de coupe pour la culture" était écrit sur certaines affiches, illustrant la détermination des participants. Lola, une plasticienne présente, a dénoncé l'initiative du Medef : "C'est un hold-up, c'est intolérable. Nos métiers sont déjà difficiles à exercer, la situation est insoutenable."
Des réalités professionnelles difficiles
Cet appel à manifester survient alors que les salaires dans le secteur stagnent depuis des décennies. Jean-Louis Ruf, musicien engagé dans la CGT Spectacles, souligne qu'en 1990, il touchait environ 150 euros par cachet, une somme qui reste inchangée pour de nombreux artistes aujourd'hui. "Les cachets que je reçus étaient d'un montant semblable malgré l'inflation, et cela devient intenable," explique-t-il.
Une réforme qui inquiète
Selon l'Unédic, cette nouvelle mesure pourrait toucher jusqu'à 10.000 intermittents sur 150.000 bénéficiaires en France. D'autres manifestations ont eu lieu dans le pays, notamment à Paris et Marseille, reflétant un mouvement national pour défendre les droits des intermittents.
La CGT Spectacles envisage d'écrire aux candidats aux prochaines élections municipales à Nice afin de demander des moyens accrus pour la culture, soulignant l'importance de protéger les artistes dans un contexte économique déjà difficile.







