Marine Le Pen : une posture transformée au fil de son procès en appel

Retour sur la stratégie de Marine Le Pen dans son procès en appel décisif.
Marine Le Pen : une posture transformée au fil de son procès en appel
Marine Le Pen, le 4 février 2026 au palais de justice de Paris, lors de son procès en appel dans l'affaire des assistants parlementaires européens du FN. (ALAIN JOCARD / AFP)

L'audience s'achève ce mercredi avec les plaidoiries de la défense de Marine Le Pen, cheffe de file des députés du RN. Moins enflammée que lors de son premier procès, elle cherche à convaincre la cour d'appel de Paris d'infléchir la précédente décision.

Se tenant à côté de ses avocats, Marine Le Pen apparaît concentrée, feuilletant ses notes tout en montrant parfois des signes d'agitation, secouant la tête et serrant les dents. Sa retenue contraste fortement avec les élans indignés qui l'avaient caractérisée lors de son premier procès à l'automne 2024. En janvier dernier, lors de son long interrogatoire, elle a également montré une attitude calme, répondant aux questions avec mesure. Cette démarche prudente s'inscrit dans sa volonté de préparer son avenir politique, alors qu'elle espère se présenter à la prochaine élection présidentielle.

Alors que le procès touche à sa fin, les avocats de Marine Le Pen s'apprêtent à plaider sa "parfaite bonne foi". Ils aspirent à renverser la situation suite à la première décision, qui avait condamné la leader du RN à quatre ans de prison, dont deux avec exécution immédiate, accompagnée d'une amende de 100 000 euros et de cinq ans d'inéligibilité. Dans un rebondissement, l'abandon de l'exécution immédiate de la peine dans les réquisitions a été salué par son équipe juridique.

Une reconnaissance partielle de la culpabilité

Malgré un assouplissement des réquisitions, le parquet général a maintenu des demandes sévères, réclamant quatre ans de prison, dont un an ferme, ainsi qu'une amende de 100 000 euros. Marine Le Pen est désignée comme "la tête du système", une qualification qu'elle a toujours rejetée avec force, affirmant qu'elle elle ressentait ainsi une "manipulation". Tout en persistant dans sa défense, Marine Le Pen s'est retrouvée en désaccord avec le ministère public, tandis que les autres cadres du RN se sont solidarisés avec elle dans son argumentation. Dans ce climat tendu, les enjeux sont plus immense qu'il n'y paraît pour l'avenir politique de la présidente du RN.

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