L'essentiel
La Patrouille de France s'envole cette semaine pour les célébrations du 250e anniversaire de l'indépendance américaine. Du 7 juin au 5 juillet 2026, les Alphajet bleu-blanc-rouge participeront à des exhibitions aériennes et survoleront des lieux emblématiques de la côte Est des États-Unis. Néanmoins, avec une autonomie limitée, les avions nécessiteront plusieurs jours pour traverser l'Atlantique. Explications.
Ce déploiement exceptionnel est orchestré par l'Armée de l'Air et de l'Espace (AAE). Dans le cadre des commémorations du 250e anniversaire de l'indépendance des États-Unis, la Patrouille de France va sillonne durant près d'un mois une partie de la côte Est, avec un point d'orgue : un passage au-dessus de New York et de la Statue de la Liberté lors de la revue navale, le 4 juillet.
Baptisée "Liberté 250", cette mission a été préparée pendant huit mois et mobilisera au total 85 personnes : pilotes, mécaniciens, logisticiens, médecins, et personnel d'encadrement. Pour soutenir cette opération, un Airbus A400M sera utilisé. Dix Alphajet seront de la partie pour assurer les démonstrations, comprenant neuf appareils plus un de remplacement.
Cinq jours de voyage
En raison de l'absence de perche de ravitaillement, la capacité de l'Alphajet n’est pas suffisante pour accomplir le trajet en une seule fois. Bien que deux réservoirs supplémentaires soient ajoutés sous les ailes, l’avion ne peut voler que trois heures d’affilée.
Pour atteindre les États-Unis, un itinéraire avec quatre escales sera suivi pour le ravitaillement : départ prévu le 3 juin de Salon-de-Provence, avec des arrêts en Écosse, en Islande, au Groenland, et au Canada, jusqu'à l'arrivée à New York prévue pour le 7 juin. "Nous empruntons la route nord, la plus courte, souvent utilisée par les avions de ligne. Les escales techniques sont rapides, avec juste une nuit sur place", explique le général Pierre Gaudillières, commandant de la brigade aérienne de l'aviation de chasse.
Le retour vers la France se déroulera selon le même trajet. La Patrouille de France et l'A400M quitteront les États-Unis le 5 juillet pour arriver quatre jours plus tard, juste à temps pour préparer le défilé aérien du 14 juillet à Paris.







