Ce lundi 1er juin 2026, six individus sont jugés devant la Cour d'assises du Vaucluse, à Avignon, pour des actes odieux dont des guets-apens à l'encontre d'hommes homosexuels dans la région. Les répercussions de ces événements tragiques se font encore sentir, notamment après le meurtre d'un homme à Sorgues en 2023 et une autre victime de séquestration.
Pour Gisèle Pelicot, ce retour à Avignon est chargé d'émotion. Présente à la FabricA lors du Festival d'Avignon pour dévoiler son livre "Et la joie de vivre", elle n'y était pas retournée depuis le verdict du procès des viols de Mazan, qui a eu lieu en décembre 2024. Ce moment représente un tournant pour celle qui a décidé de briser le silence qui l’entourait.
Une banderole "Merci Gisèle"
Durant une heure et demie, Gisèle a interagi avec un public de plus de 500 personnes, essentiellement composé de femmes. À son arrivée, une banderole "Merci Gisèle" a ravi le cœur de l'auteure. Emue, elle a partagé : "Cet événement est très particulier. Je ne pensais pas, en renonçant au huis clos, que ma vie et celle de beaucoup de femmes allaient changer".
Gisèle Pelicot émue aux larmes devant la chorale féministe
En s'adressant à celles qui l'ont soutenue durant son procès, elle a affirmé : "Sans vous, je n'y serais pas arrivée", exprimant ainsi une gratitude profonde envers les femmes qui lui ont fait écho. Elle a même été émue aux larmes en écoutant les chants de la chorale féministe Le Chant des déferlantes.
Confrontée à son passé, Gisèle Pelicot révèle qu'elle est en phase de reconstruction et qu'elle encourage toutes les victimes à faire entendre leur voix. "Je suis sur la bonne voie", a-t-elle déclaré. Toutefois, elle précise ne pas vouloir être une icône mais plutôt une "sœur, d'amie ou d'éveilleuse", témoignant ainsi de son souhait de rester humble dans son parcours.







