Dans le cadre de sa lutte contre le narcotrafic, Sébastien Lecornu a chargé ses ministres d’effectuer des dépistages non annoncés de leurs collaborateurs afin de détecter une potentielle consommation de stupéfiants parmi les fonctionnaires. Cette initiative a été immédiatement mise en œuvre, touchant même le siège du gouvernement.
Selon des informations révélées par BFMTV, un test anti-drogue a été effectué à Matignon, rue de Varennes, il y a quinze jours, un lundi, juste après le week-end. La confirmation de ce test a également été rapportée par Le Parisien.
Dans sa circulaire du 16 juin, le Premier ministre a demandé à tous les membres de son gouvernement "d'organiser (...) des dépistages inopinés et obligatoires, sous forme de tests salivaires" au sein de leur cabinet, visant en particulier les hauts fonctionnaires ou les agents manipulant des "informations sensibles" notamment dans les domaines de la défense et de la sécurité.
Il a précisé que la consommation de drogues par des agents publics représente non seulement un danger personnel, mais aussi une vulnérabilité qui pourrait être exploitée par des groupes criminels ou des manœuvres d'ingérence. "La plus grande vigilance est requise", a-t-il ajouté.
Les ministres concernés par ces tests
Les membres du gouvernement devront établir une liste des emplois soumis à des dépistages réguliers, un plan d’action devant être soumis à Sébastien Lecornu avant le 26 juin.
En cas de résultats positifs, les ministres pourront en évaluer les conséquences, incluant des mesures disciplinaires, et orienter les personnes concernées vers des structures de soins adaptées.
Matignon a également souligné que le Premier ministre lui-même, ainsi que ses ministres, sont directement concernés par ces contrôles.







