L'ancien maire de Chancelade, Pascal Serre, a officiellement annoncé sa démission du groupe des élus indépendants du Gelipp, suscitant des interrogations sur l'avenir politique de la région. Depuis des mois, il exprime son mécontentement face à l'inaction sur des projets cruciaux tels que la création d'une crèche, un centre de loisirs et la passerelle du Chambon, tous restés au point mort depuis 2020. "Notre commune, avec ses 976 électeurs, n'a reçu aucune délégation au sein de la nouvelle gouvernance", a-t-il déploré, rappelant également la mise à l'écart de Chancelade des instances communautaires.
Ce mécontentement a atteint son paroxysme lors du dernier Conseil communautaire, où une intervention de l'opposition a été interrompue de manière brutale par le président Jacques Auzou. "Je ne peux pas accepter cette réaction violente et disproportionnée", a-t-il ajouté, marquant ainsi sa rupture avec le groupe majoritaire.
Vers un think-tank
Déterminé à représenter les intérêts des Chanceladais, Serre a annoncé la création d'un nouveau groupe politique, distinct à la fois du Gelipp et du groupe socialiste. "Ce n'est pas seulement un groupe politique, mais un think-tank que je souhaite impulser", a-t-il précisé. Cette initiative semble déjà avoir séduit plusieurs élus, dont l'identité sera révélée à la rentrée. En cette période estivale, d'autres pourraient être incités à reconsidérer leur position actuelle au sein des groupes existants.
Des experts en politique locale notent que ce changement pourrait signaler une fracture au sein des lignes politiques traditionnelles du Grand Périgueux. Comme l'explique le politologue Jean Dupuy, "la démission de Serre du Gelipp pourrait être le catalyseur d’un renouvellement des idées et des visages en politique locale". La création de ce groupe étudiant pourrait offrir une plateforme fraîche pour aborder les enjeux cruciaux qui touchent cette communauté.







