À partir de 2027, la Régie Autonome des Transports Parisiens (RATP) prendra les rênes de la gestion de plusieurs lignes de trains express régionaux (TER) en Normandie, une première dans l'Ouest de la France. Ce changement fait suite à une décision prise par les conseillers régionaux, qui ont voté en faveur de cette ouverture à la concurrence, comme l'indiquait Ouest-France.
La RATP Dev, la branche développement de la RATP, se chargera désormais de l'exploitation de dix lignes au départ de Caen, élargissant son terrain d'activité au-delà des frontières parisiennes. Ce transfert de gestion marque un tournant significatif pour les usagers ainsi que pour la SNCF, qui ne s'était jamais vue remplacée dans cette région.
Les opinions des acteurs locaux sont partagées. Certains y voient une opportunité de moderniser le réseau ferroviaire normand, tandis que d'autres s'interrogent sur les répercussions sur le service aux usagers. Selon un expert en transports de l'université de Caen, "la concurrence pourrait en théorie améliorer la qualité de service, mais il faudra veiller à la continuité et à la régularité des trains".
Les usagers sont également dans l’expectative. Nombreux sont ceux qui se posent des questions quant à l'impact de ce changement sur les tarifs et les horaires. Une enquête locale révèle que 65 % des personnes interrogées expriment une certaine inquiétude face à ce nouveau souffle dans les transports normands.
Cette transition n'est pas sans rappeler les récentes réformes dans d'autres régions françaises, telles que celles en Occitanie et en Nouvelle-Aquitaine, où des opérateurs privés ont également été intégrés au système ferroviaire (Le Monde).
Les futurs usagers attendent donc de voir comment la RATP parviendra à répondre à leurs besoins tout en respectant les engagements de qualité et de ponctualité. Avec une concurrence croissante dans le domaine des transports, les regards se tournent vers la Normandie pour observer l'impact de ce changement sur le quotidien des voyageurs.







