Ce lundi, les transporteurs routiers organisent une opération escargot sur le périphérique parisien, partant de la porte de Vincennes à 9 heures. Les autorités s'attendent à d'importantes perturbations dans la circulation au cours de la matinée.
Les chauffeurs de camions et d'autocars, soutenus par le syndicat OTRE Île-de-France, se mobilisent pour demander une aide gouvernementale renforcée afin de faire face à la hausse vertigineuse des prix des carburants. Bruce Aiglehoux, le secrétaire général du syndicat, a indiqué que près de 110 cars et 70 camions participeraient à cette action qui devrait ralentir significativement le trafic entre 10h et 11h.
Les manifestants, qui se rassembleront entre 9h00 et 10h00, ne prévoient pas de bloquer complètement la circulation, mais «à partir de 10h, il sera difficile de progresser», a précisé Aiglehoux. Ce dernier entend également rencontrer le préfet de la région pour faire part des préoccupations du secteur.
Pour répondre à la crise, le gouvernement a annoncé une aide de 50 millions d'euros destinée aux TPE et PME du secteur, à appliquer dès le mois prochain. Bien que cette aide soit vue comme un pas en avant, les transporteurs jugent qu'elle reste insuffisante. «20 centimes de moins par litre ne suffisent pas face à la hausse actuelle», a déclaré Aiglehoux. De plus, il réclame «une aide forfaitaire par véhicule» pour compenser les pertes subies en mars, en raison de la flambée des coûts.
La ministre de l'Énergie, Maud Brégeon, a récemment écarté l'idée de nouvelles mesures, évoquant des contraintes budgétaires. Cependant, elle n'a pas totalement fermé la porte : «les réponses s'adapteront à une situation évolutive», a-t-elle affirmé sur LCI.
Pour les jours à venir, d'autres manifestations des transporteurs sont prévues, notamment en Pays-de-Loire mardi et en Provence-Alpes-Côte d'Azur, Occitanie et Nouvelle-Aquitaine mercredi. Aiglehoux a averti que si la situation ne s'améliore pas, les mobilisations pourraient devenir plus significatives et impacter davantage la circulation. Il envisage également une action coordonnée à Paris avec le soutien d'agriculteurs également touchés par la hausse des carburants.







