Accusé de viol par une jeune femme prétendant avoir été agressée alors qu'elle dormait en 2021 dans un hôtel, le rappeur marseillais Naps, connu pour son succès "La Kiffance", se retrouve devant la cour criminelle de Paris. Ce lundi, le procès a débuté et les enjeux sont élevés.
Né Nabil Boukhobza, le rappeur de 40 ans nie les accusations, affirmant qu'il y a eu consentement mutuel dans cette relation. Cependant, l'affaire a pris une tournure délicate, comme l'a souligné Me Jean-Baptiste Boué-Diacquenod, l'avocat de la plaignante. Il a déclaré à l'AFP que sa cliente "est prête à soutenir devant la juridiction les faits de viol qu'elle a dénoncés, avec une détermination constante depuis le dépôt de sa plainte".
En parallèle, Naps a été mis en examen en juillet 2024 pour d'autres accusations de viol et d'agressions sexuelles suite à des plaintes de trois jeunes femmes, des allégations que l'artiste réfute également. Dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux en novembre 2024, maintenant supprimé, il avait affirmé être "tarpin serein" face à ces accusations.
Une plainte déposée en octobre 2021
La défense de Naps a déclaré à l'AFP qu'elle comptait "prouver son innocence dans cette affaire" tout en réservant ses déclarations pour la cour. Cette affaire met en lumière une question cruciale sur le consentement et les dynamiques de pouvoir, des thèmes régulièrement débattus dans les milieux artistiques et sociaux.
Les conséquences de ce procès pourraient avoir des répercussions non seulement pour Naps, mais également pour la perception du consentement au sein de l'industrie musicale et au-delà. En effet, des experts comme le sociologue David le Breton soulignent l'importance d'éduquer le public sur ces thématiques sensibles, pour favoriser des discussions constructives et un changement durable.







