L'organisation Human Rights Watch (HRW) a récemment accusé Israël d'avoir utilisé «illégalement» du phosphore blanc sur des zones densément peuplées du sud du Liban. Ce déploiement s'est produit après la reprise des hostilités avec le mouvement Hezbollah. Dans un communiqué, HRW indique que «l'armée israélienne a tiré des munitions au phosphore blanc au-dessus d'habitations le 3 mars 2026, dans la localité de Yohmor».
HRW affirme avoir «vérifié et géolocalisé des images montrant des explosions de phosphore blanc» au-dessus de zones résidentielles. Des rapports de l'Agence nationale d'information du Liban corroborent l'accusation selon laquelle Israël aurait également bombardé d'autres localités frontalières avec ce type d'armement.
Le phosphore blanc, qui brûle au contact de l'oxygène, peut être employé tant pour créer des écrans de fumée que pour infliger des blessures graves, allant des brûlures sévères à des défaillances d'organes. Ramzi Kaiss, chercheur chez Human Rights Watch, souligne que «l'utilisation illégale de phosphore blanc par l'armée israélienne sur des zones civiles est extrêmement sérieuse et posera de graves risques pour la population».
Il appelle Israël à cesser cette pratique immédiatement et exhorte les pays fournissant des armes à suspendre leur soutien militaire. Dans le passé, les autorités libanaises et HRW ont dénoncé l'utilisation de phosphore blanc par Israël dans plusieurs régions boisées et agricoles, causant d'importants déplacements de population.
Depuis le début des nouvelles hostilités, l'armée israélienne a mis en garde les habitants du sud du Liban, leur demandant d'évacuer les zones à risque. En outre, les autorités libanaises ont signalé des fumées suspectes dues à des pulvérisations de glyphosate, un herbicide controversé, mettant en lumière les conséquences à long terme sur la santé de la population et les terres agricoles.







