Alors que le prix du baril de pétrole a franchi le seuil des 100 dollars, la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a jugé qu'il "était encore trop tôt" pour discuter de nouvelles aides à l'achat de carburant. L'exécutif met plutôt en oeuvre un plan de contrôle pour lutter contre les éventuelles "hausses abusives" dans les stations-service.
Une réunion cruciale en préparation
"Aujourd'hui, il est trop tôt pour en parler. Nous examinons tous les scénarios", a-t-elle affirmé lors d'une interview sur RTL, concernant la possibilité d'un soutien ciblé face à la montée des prix à la pompe.
Cette hausse des prix a suscité des réactions de plusieurs partis politiques, dont le Rassemblement national et La France insoumise. Les premiers appellent à une réduction des taxes, tandis que les seconds réclament un blocage des prix.
Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a annoncé un "plan exceptionnel de 500 contrôles" à réaliser dans les stations-service pour lutter contre toute "hausse abusive des prix à la pompe", une opération qui se déroulera entre lundi et mercredi.
"Nous rencontrerons à nouveau les distributeurs en fin de semaine avec Roland Lescure, ministre de l’Économie, pour évaluer la situation", a ajouté Maud Bregeon, soulignant que tous les distributeurs ne sont pas impliqués dans des pratiques abusives. "Il ne faut pas mettre tout le monde dans le même panier, mais certains augmentent les prix trop rapidement, ce qui peut être considéré comme abusif", a-t-elle précisé.
Une indépendance énergétique en évolution
Concernant les approvisionnements en énergie, Maud Bregeon a tenu à rassurer en indiquant qu'il n'y avait "pas de risque de pénurie", que ce soit pour le pétrole, le gaz ou l'électricité. Malgré une flambée d'environ 30 % du prix du gaz en Europe, elle a affirmé qu'il "n'était en aucune manière question de racheter du gaz russe". Selon ses propos, "Nous avons moins besoin de gaz qu'il y a trois à quatre ans, notre parc nucléaire fonctionnant à plein".
Il reste à voir comment le gouvernement s'ajustera face à ces défis croissants. Les attentes du public et de la communauté politique pourraient influencer les décisions à venir, mais pour l'heure, l'exécutif semble privilégier le contrôle à l'assistance immédiate.







